✗ Pour les personnes sensibles, ou de - 16 ans,
je conseille de ne pas lire ce qui suit.
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Chapter One:
The Story of Lady Sofia.
Elle maitrisait. Elle était la Maîtresse du Jeu de la Mort.
Les soldats allemands le savaient de là où ils étaient en train de pourrir au fond des bois dans une maison déserte.
Elle avait tant souffert des hommes allemands qui, encore fillette, avait violée sa mère.
Elle avait 11 ans lorsque, sous ses yeux, pour la première fois, elle vit. Ils étaient cinq et tous l'avaient enfourcher comme des boeufs,
avides de finir leur besogne... Elle pensa à son papa... Etait-il comme ça, lui aussi? Violait-il les femmes qu'ils dénichait avec ses comparses d'armes? Sa mère pleurait et essayait de repousser ces hommes, le kaki débraillé sur les mollets; et eux, monstres!,
la léchaient, la mordaient, la suçaient, l'enfonceraient par tous les orifices possibles.
Et chaquns des ces salopards de souche riaient!, comme si le viol profond qu'ils commettaient était la chose la plus amusante qu'il soit.
En rentrant dans la maison, ils ne s'étaient pas occupés de Sofia, blottie dans un coin de salon, entre la bibliothèque et le mur, qui regardait sa maman repasser le linge.
Ils avaient fermé la porte et coincée Isabel dans un coin.
Un de ces gars-la eu le malheur de la voir... La petite était courageuse.
Elle avait sortit le revolver que son père avait laissé pour leur protection;
et sans pensée au conséquence, tira. Cinques fois. Chacune atteignit sa cible
à la poitrine ou dans la tête.
Isabel, le visage méconnaissable sourit à sa fille et mourut.
Morte d'un poignard que Sofia n'avait pas vu. Un soldat possédait ce poignard.
Elle dormit dans le canapé, les yeux fermés sur les six cadavres étendus par terre.
Le lendemain, elle partit. Loin.
Tuer pour se défendre.
Comme si tuer pour vivre était l'unique chose à faire sur cette terre.
Chapter Two:
The Story of Justin Lover.
4 ans plus tard.
Il marchait dans la rue, les cheveux fouettant son visage d'homme quand il la vit pour la première fois.
La chevelure auburne flottant sur les épaules.
Ce parfum enivrant. Ce décolleté à lacets ouvert sur ces seins fermes et tendus.
Lourds d'un sombre passé qui leur donnait couleur de Mort.
Il n'était pas rare de voir des prostituées la nuit. Mais là, c'était différent. Elle était trop jeune. 15 ans il aurait dit.
On l'avait droguée visiblement. D'un pas incertain, elle avançait dans ses ballerines noires.
Elle s'affala sur la chaussée les bras ballants, tentant vaguement de se raccrocher à la vie et ne la dû qu'a Justin qui tira son corps sur le coté de la route. Une voiture passa à toute vitesse en regardant le sauveur d'un air moqueur.
Il assit Sofia contre le mur de la boulangerie et referma ce décolleté par respect pour la personne inconsciante affalée devant lui. Il allait la gifler afin de tenter de la réanimer lorsqu'il remarqua la dague qui dépassait de ses nombreux jupons tachés par les souvenirs et les épreuves.
Il souleva Sofia dans ses bras et l'emmena dans sa cabane en bord de côte.
Il la coucha dans son duvet et lui prépara des tartines qu'il disposa sur une assiette et déposa près de la bougie qu'il laissa à sa portée. Il commença à se déshabiller lorsque qu'il vit la mer et prit d'une envie subite, il sortit vêtu de son jeans.
Il marcha. Longtemps. Qu'allait-il faire de cette fille? Il ne savait rien d'elle. Elle avait l'air si malheureuse. Si seule.
Lorsqu'il poussa la porte, elle se brulait les jambes avec la cire de la bougie qui lançait sa flamme sur ses avant-bras zébrés d'estafilades profondes. Il s'approcha et d'un geste sec jeta la bougie par la porte qui atterrit dans le sable ou elle s'éteignit. Silence.
Puis la fille parla:
- Pourquoi m'as-tu sauvée? demanda-t-elle seulement.
- ...
- Pourquoi?
- ...
- Que vais-je faire maintenant?
Relevant la tête il répondit
- Vivre.Tu vas vivre. Tu peux rester ici si tu le désires.
Il lui prit les mains et lui demanda:
- Que veux-tu?
- Je ne veux rien.
- Veux-tu rester?
- Je veux bien.
- Comment t'appelles-tu? Moi c'est Justin.
- Je m'appelle Sofia.
- Bien. Je te propose de dormir un peu, on en reparlera demain mais s'il te plaît ne te brûle plus
- Pourquoi?
- Si tu reste ici je m'attacherai à toi et je ne supporterais pas te voir souffrir.
- D'accord.
- Bonne nuit
Mais de toute la nuit, il ne lui lâcha pas les mains, emprisonnant ses petits poings dans ses mains.
Elle se réveilla dans la nuit et le regarda dormir.
Il dormait sur le sable pour lui laisser le matelas. Elle se sentit autre. Elle se sentit respecter.
Elle prit une inspiration et le réveilla voulant retirer se mains.
Clignant des yeux, il mit du temps à se situer et quand il la vit, un sourir fendit son visage. Elle lui sourit en retour et lui demanda:
- Je suis désolée, je voulais te demander... pour le cire...
- tu veux que je te l'enlève?
- oui s'il te plait.
- ça risque de faire mal.
- ça me gène...
- bon.
Il attrapa la dague et commença à gratté la cire qui avait brulée la peau et s'était enroulée autours de ses petits poils. Il sentait son souffle dans sa nuque et elle sentait le sien sur ses jambes.
Elle leva les mains au dessus de sa tête mais il n'y preta pas attention et continua. Il sentit ses doigts dans ses cheveux, sourit, continua encore. Elle s'allongea sur son dos et lui caressa le torse .
Elle sentait son coeur battre.
Silence.
Paix.
Elle lui enleva la lame qu'elle enfonça dans le sable et lui prit le menton. Leurs yeux se croisèrent mais il tourna la tête, une mimique rebelle fixée au visage.
Elle s'avança à genoux pour se coucher sur ses jambes et ce fut lui qui lui carressa les cheveux.
Ses beaux cheveux auburnes... Il se détendit enfin.
Calme et sentiments partagés au rythme des coeurs et de la mer.
Se retournant, elle prit le dessus et avancant avec les coudes sur son torse, elle arriva à son niveau.
Il s'était rendormit, les cheveux en tout sens. Ses cheveux noirs de jais.
Elle embrassa son visage à présent un peu familier.
Ce n'était pas un homme.
Ancun homme n'est capable de tant de bonnes choses et de tant de respect.
C'était un ange mais il ne devait pas voir ses ailes pour avoir besoin de se rebeller contre lui même.
Elle, elle les voyaient.
Fragiles et fines.
Belles et claires.
Elle l'aimait. Il l'aimait. Ils s'étaient rencontré pour s'aider et prendre soin l'un de l'autre.
Il se réveilla et la première chose qu'il fit fut d'essayer de s'asseoir.
Il n'y arriva pas. Sofia du plus simple appareil vétue, était étendue sur lui; et l'édredon par dessus le ciel et la terre.
Ne faisant aucune remaque sur sa nudité, elle expliqua:
- Mes habits étaient sales, je les ai lavé et ils sèchent mais j'avais froid.
Pour toute réponse, il demanda:
- et maintenant, tu n'as plus froid?
- non. Mais toi, ton pantalon est mouillé.
- Donc, tu me dis qu'il faut l'enlever? demanda-t-il tout sourir de s'être fait avoir.
- Oui, assurément.
Elle s'assit sur ses jambes lui enleva son jeans par sacades douces mais fermes.
- On s'en tient la, si tu veux bien.
- Pas de problème, la rassura-t-il
- il est mignon ton caleçon.
- tu trouves? j'aime bien ton slip, moi.
- Elle est jolie, hein? fit-elle en secouant ses cheveux et rassamblant ses jambes pour se lever.
- très! apprécia-t-il
- tu as du miel? tu aimes ça?
- dans l'armoire de gauche en partant du cadre.
- merci.
Réfléchissant quelques peu, il demanda:
- qu'est ce que tu veux à mon miel, d'abord?
- chuuut! tu vas voir...
- bon...
Elle revint les paumes de mains remplie de miel.
- tiens, prends.
- et j'en fais quoi de ce miel? demanda-t-il perplexe.
- tu l'étales.
- ou ça? demanda-t-il stupidement.
- attends je commence, sourit-elle
Sofia repartit le miel dans ses deux mains et s'assit à coté de Justin.
Elle entreprit de lui masser le torse avec ce baume.
Il apprécia vite ce petit jeu et répartit lui aussi le contenu de ses mains sur la pointrine, le ventre et le visage de celle qu'il connaissait depuis moins de 24 heures... et qu'il aimait comme si il la connaissait depuis toujours.
Tous deux jouissaient de ce massage qui les rapprochaient et Sofia, ne respectant pas sa demande, enleva la pièce de tissus qui conservait la nudité de l'un des yeux de l'autre.
Ils passèrent la nuit à se caresser en tout sens et toutes formes mais n'arrivant pas à finir leur miel, ils allèrent sous la lune, rendre à la mer ce que leur langues ne finnissaient plus. Après un bain dans la l'eau glacée, rien si ce n'est l'amour ne réchauffa ce qui était froid.
Ils rentrèrent chercher le matelas les couettes pour dormir sous les étoiles.
Installant le tout en un sympathique petit monticule, elle demanda:
- A quoi penses-tu?
- Je me demandais ce qui t'avais apporté dans ma vie...
- Je te raconterai un jour.
Se retournant et lui prennant la main, elle l'attira dans le cocon de plumes.
- Crois-tu que deux êtres puissent se comprendre dans leur différences?
- Je ne sais pas. Et toi?
- Je pense que je suis bien ici et maintenant, je ne désire qu'une chose. Rester. Que ce moment reste. Que je ne puisse jamaiq l'oublier. Et jusqu'à en crever.
- ...
***
Aurélie Verlinden, auteur intégrale